Une récente étude d’Opinionway pour Normaction (avril 2012), laisse entrevoir le regard que portent les chefs d’entreprise sur leurs dépenses téléphones (mobile et fixe) + internet. L’enquête a été menée auprès de 302 patrons, dans des entreprises de toutes tailles, de 1 à plus de 500 personnes, dans divers secteurs d’activité : commerce, BTP, services, industrie, administrations publiques.
35 % des chefs d’entreprise interrogés estiment le coût de leurs services télécom un peu ou beaucoup trop élevé. Il s’agit de l’un des premiers postes de dépenses : le premier dans le secteur du BTP, le deuxième dans les autres secteurs, à l’exception du public, où les frais informatique et d’impression rejoignent le podium.
Dans près de la moitié des entreprises consultées (47 %), le montant annuel de la facture téléphonie et internet est inférieur à 2 000 €. A l’opposé, il est supérieur à 3 500 € dans 38 % d’entre elles. On remarque logiquement que ce montant est proportionnel à la taille de l’entreprise :
En règle générale, la connexion internet est perçue comme moins onéreuse que la téléphonie fixe ou mobile
86 % des chefs d’entreprise sondés se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur opérateur (internet ou téléphonie fixe/mobile). Peu d’entre eux (25 % ou moins selon la taille et le secteur) ont déjà changé d’opérateur téléphonique au moins une fois.
C’est dans les services publics et administrations que cette propension à changer de prestataire est la plus faible : elle plafonne à 4 % pour les opérateurs mobiles et 6 % pour les opérateurs internet.
La tendance est inversée lorsqu’on se concentre sur les grandes entreprises :
Au final, en moyenne 80 % des entreprises consultées déclarent ne pas avoir l’intention de changer de prestataire téléphonique. Ce chiffre varie selon la taille des structures (les grandes entreprises changent plus facilement d’opérateur) et descend à 70 % dans le secteur industriel.
La réduction significative du montant de la facture web et téléphone constitue la principale motivation de changement (33 % des réponses). Les administrations publiques accordent toutefois davantage d’importances que les entreprises du privé au critère de la fiabilité et stabilité du service fourni.


